Sainte Rita

Enseignement la fin des temps

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La fin des temps, c’est pour quand ?

Épisode 1 : La fin des temps au sens biblique
– Un univers voulu et aimé par Dieu excluant son anéantissement.

Un premier point à éclaircir : qu’entend-t-on par « fin des temps » dans le sens biblique et chrétien ?
Car la science aussi nous parle de commencement et fin de l’univers. Les scientifiques parlent du « big bang » initial de l’univers, de son expansion, puis semble-t-il d’un mouvement inverse de contraction qui se terminerait par la fin de l’univers, prévu pour dans plus ou moins dix milliards d’années… C’est possible, les progrès de la science pourront confirmer ou infirmer ces hypothèses. Mais ce n’est pas de cela dont nous parle la Bible. La Bible n’est pas un livre de science qui nous dirait dans combien de temps et comment se produirait la fin du monde. Elle nous dit une parole de Dieu sur le sens du monde.

Or ce que nous dit l’Écriture, c’est que Dieu a créé l’univers par Amour. Et que son intention est de conduire l’homme, à travers les cheminements de l’histoire, au bonheur éternel, dans une communion d’amour avec Lui, où nous le verrons face à face. L’Écriture nous dit donc que le monde et l’histoire que nous vivons sont orientés vers le bonheur éternel de l’homme.

Cette conception exclut d’emblée une fin du monde comme l’entendrait par exemple un athée, i.e. la destruction pur et simple du monde. Le monde aurait commencé d’exister par hasard et il serait détruit par hasard ou… par la folie des hommes. Nous croyons au contraire que le monde, et chaque homme en ce monde, est voulu et aimé par Dieu, et donc fait pour la vie.

Mais l’Écriture exclut aussi par là une autre conception qui serait celle de certaines religions orientales, reprise par le Nouvel Age, et qui dirait en gros ceci : que le monde dans lequel nous vivons, avec son lot de souffrances et de séductions, ne serait finalement qu’une illusion de l’esprit. La vie spirituelle de chacun, et l’évolution de l’humanité, consisterait à se dégager de cette illusion, pour à la fin se perdre dans la divinité, comme l’étincelle se perd dans le feu. La conception biblique et chrétienne est différente : elle nous dit que le monde et l’homme seront transformés, oui, mais pour exister toujours dans un face à face d’amour avec Dieu. Voilà le dessein de Dieu.

À suivre…

Père Patrice Véraquin, omv.
 Sainte Rita à Nice

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